La Photographie aérienne par Cerf-volant

Par Philippe Barascud.

Il a conquit ses lettres de noblesse  dans le domaine du pilotable et surtout en réalisant de très belles performances a l’intérieur du team « United Carbon ». Aujourd’hui il évolue dans un contexte apparemment plus calme : La photographie aérienne par cerf-volant. Son territoire : Le sud ouest, sa passion : partager, son nom : Philippe Barascud. C’est donc avec allant qu’il a accepté de nous faire-part de son expérience en la matière. Attention vous n’aurez probablement toutes les réponses à vos questions mais il s’est attaché aux aspects pratiques et livre ici des astuces bien utiles. Il a d’ailleurs déjà prévu de donner une suite à ses articles, mais en attendant il  vous faudra maîtriser les notions de base de la radio commande et de la photographie terrestre bien sur. A.P

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La photographie aérienne est une technique ancienne, presque autant que la photographie elle-même. De nos jours elle est seulement pratiquée par une poignée de cerf-volistes  répartis sur la planète. Les techniques utilisées sont assez semblables d’un utilisateur à l’autre si ce n’est ce qui concerne les avancées dans le domaine de l’électronique embarquée, les concepts mécaniques mis en œuvre évoluent assez peu.

La miniaturisation de tous les éléments – moteurs, radio, boîtier de prise de vue- facilite la mise en vol. Mais construire trop léger n’est pas nécessairement un gage de stabilité. Et inversement construire lourd sous-entend l’utilisation d’un cerf-volant   développant une traction plus importante, dont la manipulation n’est pas toujours aisée.

Sécurité

  Pratiquer la photo aérienne par cerf-volant implique la connaissance et le respect des règles de sécurité.

  • Respect des plafonds de vol
  • Assurer le bon maintien du dispositif car laisser tomber de 80 m de hauteur 2 kg de tôle et de verre peut s’avérer meurtrier.
  • Respecter les règles de base de tout cerf-voliste (orage- ligne électrique).
  • Respecter le droit à la propriété et à la vie privée.
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Sources

  Avant de me lancer dans cette activité j’ai recueilli des informations dans les ouvrages suivants, vous pourrez y trouver les bases que je ne développe pas ici :

  • Le lucane : publication du cerf-volant club de France
    http://www.cvcf.info
  • Le Ncb : publication du club belge.
  • Photographie aérienne par cerf-volant : ouvrage de Christian Bécot cmse.becot@wanadoo.fr
  • Sur le web : un grand nombre de site existe : j’ai sélectionné pour vous ces trois sites

www.geocities.com/yosemite/meadows/2961/index.htm  c’est une page parmi les plus complète avec en prime des liens a foisons, mais en anglais.(Ndrl 2010 : lien coupé)

 www.harb85freeserve.co.uk/  un site perso très original
(ndrl 2010 : lien coupé)
www.azchfp.ced.berkeley.edu/kap le site de Charles Benton : une référence pour beaucoup de pratiquants, en anglais. (ndrl 2010 : lien coupé)

 Je vous présente un lexique afin de mieux cerner les éléments de mon système.

  Cerf-volant : Il faut un cerf-volant mono-fil à mise en œuvre simple et rapide, facile à faire décoller et à poser, et développant une traction de 3 a 6 kg dans les conditions de vent du jour.

  Un Sodé de 3,4m2 (2,4*2,8m) pour les vents de 5 à 15 km/h

Un rokkaku de 2,6 m2 (2,1*1,6m) pour les vents de 15 à 20km/h

  Le rokkaku est un excellent modèle pour cette utilisation. J’ai actuellement en fabrication 3 rokkaku de 5-3,5-2m2 qui devrait me permettre de porter confortablement le dispositif dans des vents de 3 à 50 km/h.

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La ligne :

  200m de polyester d’une bobine de 600 m/kg (trouvé à la coopérative des pêcheurs) . Son prix de revient est très bas, mais une ligne en kevlar de 3mm me semble plus sécurisante, notamment durant les festivals. La ligne est enroulée en 8 sur un dévidoir en bois de 50 cm de long.

L’amarre :  L’amarre c’est moi ! ;-) J’utilise un cuissard  d’escalade qui me permet d’être en contact permanent avec mon cerf-volant, de me déplacer tout en ayant les mains libres. Le porte accessoire de ceinture me permet de transporter le matériel – dévidoir, radio commande, sangles et mousquetons, dynamomètre (o/22kg, article de pêche), poulie pour descendre le CV si le vent forcit, un couteau, des jumelles….

La suspente : j’utilise un modèle de type Picavet qui donne de bons résultats malgré le poids un peu juste de ma nacelle (820 g).

  La nacelle : très classique, en aluminium de 30*3mm, il s’agit de 2 double U l’un dans l’autre monté sur un roulement a bille.

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La radio : une simple radio 2 voies active 3 fonctions :

  • La première voie commande le servomoteur  de plongée, sur 90° de l’horizon à la verticale basse. L’entraînement se fait grâce à des biellettes.
  • La deuxième voie commande 2 interrupteurs (boutons poussoirs)

-a droite la mise en route du moteur de rotation panoramique, la rotation est assurée grâce à des engrenages récupérés sur un vieux photocopieur.
-A gauche : le déclencheur électrique de l’appareil photo qu j’ai extrait et délocalisé.

 

L’appareil de prise de vue : j’ai trouvé d’occasion un Olympus M. Cet appareil est convenable : il est léger, avec une optique honnête au regard du prix. La qualité d’image n’est pas celle d’un reflex, mais la aussi le budget joue son rôle. (A ce propos je recherche une focale courte pour un eos 500N…..)

J’effectue le cadrage « à vue » grâce au support de l’antenne qui me donne la visée et reste perceptible à des distances importantes. Sinon j’utilise des jumelles.

Afin d’accélérer la vitesse d’ouverture du diaphragme j’utilisais des films à 400 iso de sensibilité, ensuite des 200 et aujourd’hui du 100, j’ai constaté que l’image restait stable, comme vous pouvez le voir sur mes photos.

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sodeporteur.JPG (3216 octets)le Sodé

Réaliser de belles prises nécessitent certaines conditions :

  • Etre disponible et patient.

  • De la lumière

  • Du vent bien sur.

  • Un sujet intéressant

  • Une part de chance ;-)

Réunir toutes ces conditions en un jour est assez rare. Les résultats sont souvent étonnant, et toujours riches d’enseignements pour la prochaine sortie.

Les séances de prises de vue demandent de la méthode, de l’attention et procure un état de concentration qui me convient. Si réaliser une photo  à distance est relativement simple, faire une photo qui retienne l’attention et soulève l’émotion est un défi, mais cela concerne la photographie dans son ensemble.

L’art est difficile mais la pratique plaisante alors bon courage !!!.                 Philippe.barascud@diligo.fr (adresse mail changée)  

  Voir aussi le site Photocervolant ou photo-cerf-volant.

vieux pont bezier.

Eolemag

Texte et photo aérienne : Pbarascud

Portraits alex pinteau

 

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