Le test du mois : le Maya de R'sky
par Eric Berthaud

ATTENTION ! Si vous êtes un grand fatigué ou, un lent pas rapide, passez cet article au plus vite ! Sinon restez avec nous pour ce test car ce cv décoiffe. Le Maya est un cerf-volant conçu par un lama aztèque qui fume des cigarettes qui font rire. Non ce n’est pas vrai, il est sain de corps , il n’est pas non plus aztèque et n’est pas plus lama que vous et moi. Cette personne n’est autre que Roger Tessa Gambassi. Ce phénomène ne mesurant pas plus d’un mètre de haut et encore avec des semelles compensées est un adorable personnage connu de tous les compétiteurs du circuit français et, surtout un excellent concepteur de cerf-volant oeuvrant pour sa propre marque, R SKY.  

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Caractéristiques générales:

Le maya à une envergure de 2 mètres, sa structure est constituée d’avia 230 dans les bords d’attaques et au niveau de la spine, les vergues sont en G-Force ul. Cela semble être le meilleur compromis vu la taille du Maya. La connectique est un savant mélange de APA et de FSD. La voile est en Icarex PC 31.L’assemblage des panneaux de la voile est fait par collage et cousu par points zigzags.

Des renforts en dacron sont cousus aux nivaux de la top cross, de la croix centrale et, des wiskers.Le nez lui aussi en dacron possède une sangle en renfort. Les bords d’attaques sont en dacron. La voile est équipée d’un nerf de chute pour rendre le vol du Maya silencieux. Le système de fixation des pointes d’ailes ne se fait pas à l’aide d’élastiques comme souvent c'est le cas, mais à l’aide de cordelettes   maintenues dans un embout fendu FSD, qui lui même est protégé par un embout souple.

Le bord de fuite est fait dans une sorte de dacron, cela est bien pensé pour un cerf-volant de freestyle ou très souvent les lignes vont venir en contact avec le bord de fuite. Le bridage est de type turbo, réglable sur trois points. A la hauteur de la top-cross pour l’incidence, sur le point de jonction et au niveau de la boucle de raccordement des lignes.

La finition de la voile est de belle qualité, et l’ensemble du Maya respire la santé. Le design est des plus sympathiques, mais cela est une affaire de goût, donc, je vous laisserez seules juges.

Carte d’indentité

Marque : r sky: info@r-sky.com
Modèle : Maya
(existe aussi en grand modele)
Design : Roger Tessa Gambassi


Dimensions : 200x 80 cm

Voilure : icarex pc 31

Armature : avia 230 et G-Force ul

Bridage : turbo

Plage de vent : de 5 à 30 kms/H

Lignes recommandées : de 15 à 25 m 45 ou 70 kgs

Prix : 900 frs env 137. 20 euros


LES PLUS
SUPER FREESTYLER
QUALITE DE FABRICATION
ACCESSIBILITE
PRIX

LES MOINS
PAS DE NOTICE CONCERNANT LES REGLAGES

VERDICT

Le maya un CV accessible, fiable au design soigné, ces performances et son rapport qualité-prix font du maya un cv de choix. Seul le packaging et l'absence de notice de reglage ternissent l'ensemble.



Eric Berthaud s'occupait du magasin le toit du monde et comptait dans son équipe des pilotes de renom tels que jean Apostolides en 4 lignes, damien Gallibour, pour le pilotage en indoor et Pascal Lsurger pour les tricks

 

TEST  EN VOL

C’est dans un vent de 8Km/H à 10Km/H que je découvre le Maya. Autant vous prévenir tout de suite si vous êtes du genre brute épaisse qui ne conçoit le pilotage qu’avec de grands mouvements, vous risquez d’être un peu surpris par les réactions du Maya. Ce cerf-volant se pilote avec des petits gestes, pas besoin de tirer comme brutalement dessus car dans ce cas là, le Maya ne vole pas du tout. le premier constat est qu’il n’est pas des plus précis, malgré tout  on réussi a réaliser de beaux angles  mais à condition de ne pas taper dedans.  La précision n’est pas le point fort du Maya ça on le sait, son domaine est le freestyle . Le coin -toss ce révèle être facile le Maya jouant aisément sur ses pointes d’ailes. Les décollages de type fade, et yo-yo sont à la portée de tout le monde pourvu qu'on ne tire pas trop fort sur les lignes. L’axel passe bien à plat et avec un peu d’entraînement le double axel passe-lui aussi très bien, la cascade peut être lente ou rapide, elle se déclenche facilement attention de bien bloquer le Maya dans la fin du mouvement . Flic-flac, torpille, insane, lazy Susan et pancake sont des formalités pour le pilote connaissant ces figures .Le Maya se contrôle parfaitement quelque soi sa position de vol, il faut reconnaître qu’il est facile de faire du freestyle même pour un débutant. Nous en avons fait le teste auprès de jeunes cerfvolistes qui n’étaient pas des cracs en la matière. Si vous trouvez que le Maya est instable dans ses trajectoires rien ne vous empêches de modifier l’écartement au nivaux du loops(boucle)  pour le rendre d’un coup stable, sans perdre son aptitude en freestyle. Ce réglage concerne surtout les débutants qui se sentiront mieux pour le premier vol. Le yo-yo figure emblématique du freestyle passe à merveille.

Moi qui ne suis pas un expert en yo-yo je me suis fais plaisir et, j’ais compris grâce au Maya comment bien les passer. Il est facile de les déclencher mais il n’est pas toujours évident d’en sortir, cela ne vient pas du cerf-volant mais bien du pilote. En effet plus vous vous enroulez autours de vos lignes moins la sortie sera facile mais encore une fois il s’agit de connaître le Maya pour en tirer la quintescence. Si tout comme moi vous adorez le back spin, avec le Maya vous allez être servi. On part d’un fade et s’est parti pour une série de back spin. Sachez que le maya est le roi dans ce domaine. Il y a un petit bémol quand même, les spike ainsi que les stops requièrent une bonne technique pour arriver à les passer sans trop de mal.

Nous avons continué notre essai dans des conditions de vent plus élevé

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Le vent cette fois tourne autour des 20 à 35 Km/H, le Maya commence à développer une certaine traction et sa vitesse devient rapide. Nous installons donc un frein de ligne pour lui permettre de réduire sa vitesse ainsi que sa traction, il devient tout de suite contrôlable et permet de retrouver le comportement du Maya par vent moyen. Il y à tout de même un peut moins de facilitée à passer des tricks comme les yo-yo, il faut alors pousser un peu plus sur les bras sans envoyer "comme un bourrin" sous peine de crash. En conclusion, le Maya est un excellent cerf-volant de freestyle qui satisfera les pilote les plus chevronnés comme les pilotes débutants dans le freestyle par sa facilitée et ses performances de haut nivaux. Sa qualité de fabrication est très bonne, son design est des plus sympa et son prix le place comme l’un des meilleurs de sa catégorie, nul doute que ce Lama euh! Non ce Maya ;-) rencontre un grand succès auprès des cerf-volistes désireux de faire du freestyle avec un bon cerf-volant sans se ruiner.

Un petit rectificatif concernant la taille de Roger, il ne mesure naturellement pas 1 mètre mais, 1mètre 22 debout sur un tabouret les bras levés. Cette erreur étant rectifiée, je peux retourner voler avec mon Lama euh! Ouais! Bon enfin vous m’avez compris.

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